D’après le H’atam Sofer.

Le roi David s’est exprimé de la sorte dans les Téhilim 27-13,14 « Ah ! si je n’avais la certitude de voir la bonté de D’IEU sur la terre des vivants ! Espère en l’Eternel, courage ! que ton cœur soit ferme !oui, espère en l’Eternel ! ». Par ailleurs la Tora dit « cette mitsva de la téchouva que Je t’ordonne n’est pas loin de toi, elle n’est pas dans les cieux ni de l’autre coté des océans ; elle est très proche de ta bouche et de ton cœur pour la faire ». Ne crois pas que la téchouva se trouve uniquement chez ceux qui se préoccupent des choses célestes tel le char célecte – ‘’elle n’est pas dans les cieux’’. Ne crois pas que la téchouva se trouve seulement chez ceux qui étudient la halah’a – ‘’elle n’est pas de l’autre coté des océans’’, le terme océan faisant ici référence à l’océan talmudique. Comme si les autres hommes ne pouvaient faire téchouva, Non ! Elle est très proche de toi, tout un chacun peut être reçu par D’IEU il incombe donc à l’homme de faire tout son possible pour ne pas que D’IEU le rejette. « La terre des vivants », nos Sages s’étonnent : existe-t-il la terre des morts ? Il s’agit là, selon l’interprétation de la guémara au traité Yoma 71a, des marchés publics. Cela veut dire que même dans les lieux de grande fréquentation quotidienne j’ai la possibilité de percevoir le divin. Renforce toi et fais ce qui en ta capacité de faire alors D’IEU t’ouvrira la porte de la téchouva. Tous peuvent et doivent revenir vers D’IEU.

D’après Rav Y.M. H’arlap.

« En ce jour IL expiera vos fautes, pour vous purifier de toutes vos désobéissances, devant D’IEU vous êtes
purifiez ».

Au traité avoda Zara 20b le Maître Rabbi Pinh’as ben Yaïr nous enseigne que pour atteindre de
hauts niveaux de perception et ce jusqu’au rouah’ hakodech il faut échelonner les marches d’une échelle
en respectant un ordre chronologique de qualités à atteindre. Toutefois cet exercice concerne toute
l’année sauf kipour. En ce jour de kipour tous les hauts niveaux sont dévoilés à l’homme jusqu’à la ‘’taharapurification de l’être’’. L’homme doit se préparer à recevoir ces dites perceptions. La pureté se dévoile
dans toute sa splendeur et sa puissance et tous les autres niveaux sont inclus dans celle de la pureté.
Kipour est un temps où on peut avoir accès à tout et monter jusqu’au plus haut niveau sans les efforts
nécessaires le restant de l’année.

D’après le Maguid de Douvna.

Un homme avait un fils. Un homme riche désirait ce garçon pour marier sa fille et lui promit une dote
considérable, toutefois le futur beau père avait une seule condition : il fallait que le jeune homme s’achète
lui-même le costume du mariage avec ses propres moyens. Le jeune homme n’avait pas un sou mais
s’attristait de voir qu’un détail comme celui-ci pouvait nuire à l’union du futur couple. Il cherchait donc une
personne qui pouvait lui offrir un costume et lui promit une grande reconnaissance en retour.
En cette période de Roch Hachana et Kipour l’homme peu atteindre de hauts niveaux de perception que
D’IEU met à sa disposition, mais il y a une condition : l’homme doit se vêtir de son propre costume celui de
la téchouva. S’il ne fait rien il risque de tout perdre. A ce titre nous prions à D’IEU pour qu’il nous aide à
cette préparation sine qua non. L’homme doit faire le premier pas pour recevoir tout ce que D’IEU est en
mesure de lui donner

D’après Rav A.I. Kook

Malgré toutes les fautes que l’homme commet, dans la droiture et l’éthique, ceci n’altère pas sa
perfection, puisque et à la condition que sa perfection ne soi pas entachée, cette perfection qui est
l’aspiration à la perfection même. Cette aspiration est la base de la téchouva.