d’après notre Maître le Gaon Rav Ovadya Yossef
chalita

Halih’ot Ôlam volume 1 page 62.

Un homme qui rentre tard dans la nuit comment devra-t-il procédé pour l’allumage des
lumières de H’anouka ?
Le Tour O’’H 672 écrit « voilà que l’avis de Tossfot est de ne point être scrupuleux sur le moment
de l’allumage des lumières de H’anouka du fait que de nos jours l’allumage se fait à l’intérieur
pour les membres de la famille ».
Le Sefer Hamitsvot préconise cependant « qu’il convient d’allumer lorsque les membres de
la famille sont encore réveillés ». De cette expression nous comprenons facilement que ce n’est
pas un impératif qu’ils soient réveillés par conséquent même si tout le monde dort il faudra
allumer les lumières de H’anouka avec bénédiction. Telle est également la conclusion du H’emed
Moché s’opposant au Magen Avraham qui est d’avis qu’étant seul l’homme allumera sans
bénédiction. C‘est des propos du Riaz qu’on pourra déduire que dans notre cas il faudra allumer
avec bénédiction puisqu’il écrit « si une personne se trouve seule parmi les nations et ne côtoie
aucun juif il devra malgré tout allumer les lumières de h’anouka », on comprend de ces propos
qu’il devra allumer avec bénédiction. C’est-à-dire que s’il trouve les membres de la famille
endormis il n’est pas pire que celui qui se retrouve seul à faire h’anouka. Le Michna Béroura
Chaâr Hatsion 672-17 dit que celui qui veut suivre cette conclusion ne sera pas en tort.
Le Choulh’an Arouh’ O’’H 672-2 écrit qu’à priori on allume les lumières de h’anouka entre
le coucher du soleil et ce jusqu’à qu’il n’y ai plus personne dans la rue. A posteriori on pourra
allumer toute la nuit et ce avec bénédiction, comme le déduit le Magen Avraham. Toutefois
selon le Gaon de Vilna on allumera sans bénédiction.
Conclusion : celui qui rentre tard dans la nuit, et ce jusqu’au lever du jour, il pourra
allumer les lumières de h’anouka avec bénédiction, s’il lui est possible il convient qu’il réveille
quelques membres de sa famille !

Yéh’avé Daât volume 3 siman 51.

Toutefois si le mari sait qu’il rentrera très tard, il sera préférable qu’il mandate sa femme
pour qu’elle allume les lumières de h’anouka à l’heure.

Méor Israël H’anouka chapitre 4 fin halah’a 13.

Dans le cas où l’épouse allume le premier soir de h’anouka et le mari sera là pour le
deuxième soir, du fait que la femme aura récité la bénédiction de chéh’éyanou le premier soir
elle n’acquitte pas pour autant le mari de cette bénédiction, par conséquent le mari devra réciter
cette bénédiction. Ceci s’inscrit dans l’opinion du Radbaz qui dit que dans le cas où un homme a
eu un fils et on a fait la circoncision le huitième jour comme il se doit et ce même en l’absence du
père, lorsque le père reviendra et verra son fils pour la première fois il devra réciter
chéhéh’éyanou !